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vendredi, 6 juin 2014

Un kit de cinq mesures pour changer la donne en zone euro

Les Echos du 05/06/2014 

La Banque centrale européenne n’hésite pas à explorer des territoires inconnus et promet qu’elle n’a pas épuisé ses munitions.

Commentaire : 

Alors que fin 2011 et début 2012 la BCE avait refinancé 1000 Mds € à l'aveugle, cette fois elle cible le refinancement des crédits aux entreprises. On ne peut que s'en féliciter même si c'est très tardivement; les Anglais ont tiré les premiers dès août 2012 ...

Avant, en novembre 2011, dans un article intitulé "Du bon usage du refinancement de la BCE"  dans Le Cercle- Les Echos du 15/11/2011, je regrettais ce refinancement à l'aveugle mais souhaitais aussi qu'il cible tout particulièrement le financement de la transition énergétique. Cela reste à  faire. Peut-on l'espérer pour les opérations additionnelles programmées entre mars 2015 et juin 2016 ?

lundi, 14 avril 2014

Dividendes : BlackRock rappelle à l’ordre les dirigeants européens avec une lettre

14/04/14 - Les Echos

commentaire :

Quand des économistes, des syndicalistes ou des homme politiques s'insurgent contre le court - termisme, l'excès de distribution de dividendes ou de rachats d'action au détriment de politiques d'investissement de long terme, ils sont la plupart du temps écoutés avec commisération et leurs propos sont sans effet.

On peut penser que quand c'est un gestionnaire d'actifs de la dimension et du sérieux de Blackrock qui prend la plume pour l'écrire aux dirigeants des plus grands groupes cotés aux USA et en Europe le message sera un peu mieux entendu.

Et malgré ses emballements et ses faiblesses, c'est quand même là une grande force des économies de marché à forte imprégnation capitaliste que d'avoir à un moment un à un autre des acteurs - pleinement capitalistes- qui commencent à refuser la vulgate ou un état des choses et qui voteront avec leur argent pour modifier le cours des choses.   

 Il n'y a peut-être pas que de la communication dans une telle lettre...    

mercredi, 5 mars 2014

FREDERIC LEFEBVRE : « Que l'Etat exerce son droit de veto à l'introduction en Bourse de la Coface »

Les Echos du 5/03/2014

mon commentaire :

Je partage totalement l'avis de Frédéric Lefebvre qui s'inquiète légitimement des conséquences de l'introduction en bourse de la COFACE.

Comme il le dit à la question "vous contredisez donc le projet de François Pérol, qui partage votre bord politique", c'est une question qui n'est ni de droite ni de gauche.

Qu'à tout le moins un noyau dur d'actionnaires économiques et financiers détienne au moins la minorité de blocage ... en espérant que ce soit plus de succès que pour Euronext pour lequel on ne voit rien se construire en la matière.

Désintermédier de plus en plus les financements des entreprises de taille intermédiaire (après celui des grandes), ne pas maîtriser l'opérateur boursier pour les appels aux marchés organisés et perdre de surcroît la "proximité actionnariale" de l'un des deux grands acteurs de l'assurance crédit (publique et privée), est un choix (ou un non choix !) très grave. Il n' y aura plus d'amortisseur des chocs sur les marchés en matière de financements.

Nota : un commentaire sur le Cercle les Echos, sans doute bien informé, indique :

"pour information, les contrats sensibles (militaires..) sont traités par la partie publique de la Coface qui n'est pas proposée à la vente".anonyme-183012 le 05/03/2014 à 13:47

dimanche, 15 décembre 2013

Finance et économie : La fracture

Entretien réalisé par Olivier PIOT le 2 avril 1995 et publié dans le livre Finance et économie, la fracture. Le Monde Editions, 1995.









Rectificatif

Il aurait été logique qu'après le krach de l'Union Générale les contrats d'argent à terme, comme je l'ai dit, aient été interdits. En fait ils ont été légalisés par une loi du 28 mars 1885 !. Son article 1 stipule:

"Tous marchés à terme sur effets publics et autres, tous marchés à livrer sur denrées et marchandises sont réputés légaux". Mais cette légalisation n'était pas tant pour les encourager que pour moraliser ces transactions. En effet beaucoup de débiteurs ne voulant pas essuyer une perte sur les contrats perdants faisaient un procès à leurs créanciers en excipant de l'exception de jeu. D'où la suite de cet article "Nul ne peut, pour se soustraire aux obligations qui en résultent, se prévaloir de l'article 1965 du code civil, lors même qu'ils se résoudraient par le paiement d'une simple différence". Cet article 1965 stipule que "La loi n'accorde aucune action pour une dette du jeu ou pour le paiement d'un pari".

On peut lire avec intérêt le livre " L'exception de jeu en matière d'opérations de bourse" par Numa Salzedo, avocat à la cour de Paris- 1880- BnF- Gallica.

Au début des années 1980, " le cadre juridique permettant la création d'un marché à terme digne de ce nom n'existait pas ...Il a fallu passer par une loi de modernisation permettant de lever l'exception de jeu . Celle-ci sera adoptée le 11 juillet 1985." Citation de Gérard Pfauwadel, ancien Président du Matif, dans un article de La Tribune du 26 juillet 2013 " Les traders du Matif aux couleurs de chaque intermédiaire" 

jeudi, 7 novembre 2013

Bulles et effervescence du système financier

Le Cercle Les Echos- le 04/11/2013 - article de Nouriel Roubini

 Alors que la croissance du PIB est encore inférieure à son taux tendanciel et que le chômage reste élevé dans la plupart des pays avancés, leurs banques centrales continuent à recourir à une politique monétaire de moins en moins orthodoxe.

mon commentaire :

Quand les économistes essayeront-ils de ne plus se contenter de papiers faciles leur permettant de hurler avec les loups en disant que les autorités ne peuvent aller que de Charybde en Scylla ?
Au lieu de tenir de tels propos qui ne font pas avancer les choses pourquoi ne se "mouillent-ils pas" un peu en essayant d'esquisser une stratégie cohérente permettant de sortir de ces corners ?

Dans ce sens, et bien modestement, je renouvelle avec quelques autres économistes l'idée de compléter impérativement la politique des taux d’intérêt par une politique active de réserves obligatoires sur les crédits et les opérations de marché qui s’emballent. Les hausses de taux impactent très vite tous les financements sans distinction alors que les réserves obligatoires permettre de cibler précisément les opérations (crédits et activités de marché via l'analyse des positions, des appels de marge... ) qui risquent de faire problème à terme sans pénaliser le reste des financements. Un analyse beaucoup plus détaillée peut être trouvée dans  Le Cercle  Les Echos - le 06/12/2010  - Michel Castel- " Quand Bâle III se substitue aux banques centrales".

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