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mercredi, 13 août 2014

Défaillances d'entreprises: chiffres en trompe l'oeil

Le Cercle-Les Echos du 13/08/2014- article de Jean-Yves Archer

À la fois épreuve et parcours du combattant pour les salariés comme pour les dirigeants de la personne morale, la défaillance d'entreprise est un constat d'échec qui provoque une onde de choc pour le tissu économique lié à l'entreprise soumise aux difficultés.

mon commentaire :

Bravo pour cet éclairage bien étayé d'une question cruciale tant sur le plan social que sur le plan économique et qui ne bénéficie pas des analyses approfondies que pourtant elle mérite.

L'auteur aurait pu aussi ajouter le montant des engagements de hors-bilan qui notamment dans le secteur du BTP et de la promotion immobilière peuvent être presque aussi importants que les dettes inscrites dans les bilans. Il y aurait aussi à prendre en compte la mise en jeu des cautions et autres garanties personnelles données par les dirigeants de TPE, les artisans et les professions libérales qui sont souvent très substantielles. Garanties dont la mise en jeu sont souvent autant d'ajouts dramatiques aux dépôts de bilans vécus par les familles concernées.  

vendredi, 6 juin 2014

Un kit de cinq mesures pour changer la donne en zone euro

Les Echos du 05/06/2014 

La Banque centrale européenne n’hésite pas à explorer des territoires inconnus et promet qu’elle n’a pas épuisé ses munitions.

Commentaire : 

Alors que fin 2011 et début 2012 la BCE avait refinancé 1000 Mds € à l'aveugle, cette fois elle cible le refinancement des crédits aux entreprises. On ne peut que s'en féliciter même si c'est très tardivement; les Anglais ont tiré les premiers dès août 2012 ...

Avant, en novembre 2011, dans un article intitulé "Du bon usage du refinancement de la BCE"  dans Le Cercle- Les Echos du 15/11/2011, je regrettais ce refinancement à l'aveugle mais souhaitais aussi qu'il cible tout particulièrement le financement de la transition énergétique. Cela reste à  faire. Peut-on l'espérer pour les opérations additionnelles programmées entre mars 2015 et juin 2016 ?

lundi, 14 avril 2014

Dividendes : BlackRock rappelle à l’ordre les dirigeants européens avec une lettre

14/04/14 - Les Echos

commentaire :

Quand des économistes, des syndicalistes ou des homme politiques s'insurgent contre le court - termisme, l'excès de distribution de dividendes ou de rachats d'action au détriment de politiques d'investissement de long terme, ils sont la plupart du temps écoutés avec commisération et leurs propos sont sans effet.

On peut penser que quand c'est un gestionnaire d'actifs de la dimension et du sérieux de Blackrock qui prend la plume pour l'écrire aux dirigeants des plus grands groupes cotés aux USA et en Europe le message sera un peu mieux entendu.

Et malgré ses emballements et ses faiblesses, c'est quand même là une grande force des économies de marché à forte imprégnation capitaliste que d'avoir à un moment un à un autre des acteurs - pleinement capitalistes- qui commencent à refuser la vulgate ou un état des choses et qui voteront avec leur argent pour modifier le cours des choses.   

 Il n'y a peut-être pas que de la communication dans une telle lettre...    

mercredi, 5 mars 2014

FREDERIC LEFEBVRE : « Que l'Etat exerce son droit de veto à l'introduction en Bourse de la Coface »

Les Echos du 5/03/2014

mon commentaire :

Je partage totalement l'avis de Frédéric Lefebvre qui s'inquiète légitimement des conséquences de l'introduction en bourse de la COFACE.

Comme il le dit à la question "vous contredisez donc le projet de François Pérol, qui partage votre bord politique", c'est une question qui n'est ni de droite ni de gauche.

Qu'à tout le moins un noyau dur d'actionnaires économiques et financiers détienne au moins la minorité de blocage ... en espérant que ce soit plus de succès que pour Euronext pour lequel on ne voit rien se construire en la matière.

Désintermédier de plus en plus les financements des entreprises de taille intermédiaire (après celui des grandes), ne pas maîtriser l'opérateur boursier pour les appels aux marchés organisés et perdre de surcroît la "proximité actionnariale" de l'un des deux grands acteurs de l'assurance crédit (publique et privée), est un choix (ou un non choix !) très grave. Il n' y aura plus d'amortisseur des chocs sur les marchés en matière de financements.

Nota : un commentaire sur le Cercle les Echos, sans doute bien informé, indique :

"pour information, les contrats sensibles (militaires..) sont traités par la partie publique de la Coface qui n'est pas proposée à la vente".anonyme-183012 le 05/03/2014 à 13:47

dimanche, 15 décembre 2013

Finance et économie : La fracture

Entretien réalisé par Olivier PIOT le 2 avril 1995 et publié dans le livre Finance et économie, la fracture. Le Monde Editions, 1995.









Rectificatif

Il aurait été logique qu'après le krach de l'Union Générale les contrats d'argent à terme, comme je l'ai dit, aient été interdits. En fait ils ont été légalisés par une loi du 28 mars 1885 !. Son article 1 stipule:

"Tous marchés à terme sur effets publics et autres, tous marchés à livrer sur denrées et marchandises sont réputés légaux". Mais cette légalisation n'était pas tant pour les encourager que pour moraliser ces transactions. En effet beaucoup de débiteurs ne voulant pas essuyer une perte sur les contrats perdants faisaient un procès à leurs créanciers en excipant de l'exception de jeu. D'où la suite de cet article "Nul ne peut, pour se soustraire aux obligations qui en résultent, se prévaloir de l'article 1965 du code civil, lors même qu'ils se résoudraient par le paiement d'une simple différence". Cet article 1965 stipule que "La loi n'accorde aucune action pour une dette du jeu ou pour le paiement d'un pari".

On peut lire avec intérêt le livre " L'exception de jeu en matière d'opérations de bourse" par Numa Salzedo, avocat à la cour de Paris- 1880- BnF- Gallica.

Au début des années 1980, " le cadre juridique permettant la création d'un marché à terme digne de ce nom n'existait pas ...Il a fallu passer par une loi de modernisation permettant de lever l'exception de jeu . Celle-ci sera adoptée le 11 juillet 1985." Citation de Gérard Pfauwadel, ancien Président du Matif, dans un article de La Tribune du 26 juillet 2013 " Les traders du Matif aux couleurs de chaque intermédiaire" 

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