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lundi, 1 décembre 2014

Les entreprises françaises apprennent à se passer des banques

La Tribune du 30/11/2014 -article de Christine Lejoux


Les marchés vont prendre une place croissante dans le financement des entreprises européennes, compte tenu des contraintes réglementaires qui restreignent la capacité des banques à prêter. Les banques ne pèsent plus que 60% dans le financement des sociétés françaises. De nouveaux acteurs, comme les fonds de prêt à l'économie, surfent sur cette vague de la désintermédiation du financement des entreprises.

mon commentaire :

La poursuite accélérée de la désintermédiation en Europe, à l’instar du système américain, voulue et saluée par presque tout le monde se révélera très certainement extrêmement dangereuse à terme. C 'est en effet un modèle de financement aux cycles économiques très contrastés, gérable quand il était limité aux pays anglo-saxons, qui le sera beaucoup moins quand il aura été généralisé. Sur une longue période, banques et marchés sont à égalité dans la pertinence de l’analyse du risque microéconomique. Par contre, la maîtrise du risque macroéconomique est moindre quand les marchés assurent l’essentiel des financements et des risques.
L’atomisation des risques, leur couverture et le succès apparemment durable anesthésient longtemps les acteurs et les observateurs… jusqu’à leur réveil.
Et là, c’est une déferlante, en temps réel, face à laquelle on ne sait pas faire face, pas plus demain qu’hier, malgré les dispositifs prudentiels récemment mis en place.

samedi, 15 novembre 2014

Merkel, Sarkozy, Berlusconi...version non-censurée de la crise

Les Echos - le 14/11/2014

mardi, 4 novembre 2014

PROGRÈS ET LIMITES DANS LA GESTION DES RISQUES FINANCIERS


Article publié dans le "Rapport moral sur l'argent dans le monde", édition 2014.

 consulter ou télécharger l'article;


Résumé:

À la suite de la crise financière commencée en août 2007 et qui s’est considérablement aggravée après la chute de Lehman Brothers le 15 septembre 2008,
dès le 14 novembre, le G20, à Washington, puis le 2 avril 2009 à Londres, a énoncé un vaste plan d’action pour réformer le fonctionnement d’ensemble
du système financier en vue d’en restaurer d’urgence la robustesse.


Le communiqué de Londres ne cachait pas la gravité de la situation.
Il a considéré que les dysfonctionnements du système financier ont été l’une des causes majeures du déclenchement et de l’aggravation
de la crise. Celui de Pittsburgh des 24 et 25 septembre 2009 est encore plus explicite et cinglant : « De graves échecs de la régulation et de la supervision, associés aux risques inconscients et irresponsables pris par les banques et d’autres institutions financières, ont engendré de dangereuses fragilités financières qui ont contribué de manière significative à la crise actuelle. Revenir à la prise de risque excessive qui prévalait dans certains pays avant la crise n’est pas envisageable. »

Plus de 5 ans après ces sommets, où en sommes-nous de la gestion des risques financiers ? Beaucoup de mesures prudentielles et de mécanismes de révision du fonctionnement des marchés ont été décidés et bon nombre d’entre eux sont déjà appliqués ou le seront progressivement entre 2015 et... 2019.

Le présent article en fait une analyse la plus factuelle et objective possible. Il montre qu'on a donc effectivement amélioré le cadre prudentiel de la gestion des risques financiers. Beaucoup de règles prudentielles ont été instituées ou renforcées. Néanmoins sont-elles en mesure de contenir toutes les poussées et dérives financières ? Même en supposant leur application à 100 %, et ce, dans les meilleurs délais et dans tous les pays, celles-ci, telle une nouvelle ligne Maginot, laissent en question d’autres sources de risques majeurs, tous de nature à provoquer des crises systémiques, et ce, d’autant plus que chacune d'elle peut s’additionner à une ou plusieurs autres.

L'auteur en retient quatre qu'il commente :
- 1 - la faiblesse persistante des instruments de politique monétaire,
- 2 - le traitement insuffisant des défaillances des banques systémiques,
- 3 - les chambres de compensation, futur nouveau maillon faible
         dans la chaîne des risques, mais surtout
-4 -les conséquences quasi inéluctables de la préférence réaffirmée de la désintermédiation financière.

 On peut bien sûr ne pas partager cette analyse. Seul le temps, à cinq-dix ans, permettra de dire si elle était ou non par trop pessimiste.

mardi, 14 octobre 2014

la baisse de l'euro : une fausse bonne idée

Le Cercle - Les Echos  du 14/10/2014  article de Mory Doré

Sujet sur lequel l’on entend beaucoup d’idées reçues : la baisse de la valeur d’une monnaie sensée rééquilibrer miraculeusement les comptes extérieurs. Alors qu'elle peut appauvrir un pays par l'inflation importée

.
mon commentaire :

Voilà des faits et des enchaînements économiques qu'il est bon de rappeler.
Jusqu'où ne pas aller trop loin : telle est la question cruciale que tous les décideurs et acteurs économiques devraient se poser constamment avant de parler et d'agir; nous sommes tous - et pas seulement la France- en effet dans un environnement géopolitique, économique, social et politique si fragile qu'un rien peut enclencher des catastrophes. Et ce dans un monde beaucoup plus fragile qu'en 2007/2008, avec des Etats exsangues et toujours dépourvu de tout Samu mondial .

jeudi, 2 octobre 2014

Le FMI s’inquiète de la croissance effrénée du « Shadow Banking »

Les Echos du 01/10/2014

Ce marché est évalué entre 38.000 et 60.000 milliards de dollars. La réglementation bancaire contraignante explique cette expansion.


mon commentaire :

L'article dit :
" Un risque systémique qui, pour l'heure, ne concernerait que le marché américain".


Oui, aussi sûrement que le marché des subprimes était censé ne concerner que les Etats-Unis en 2007/2008 !
A qui peut-on faire croire cela à nouveau ?

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